2026-08-16/AS

La danse des cordelettes 'AS)
Samedi 15 août en soirée, les arènes de Frontignan, se sont transformées en une scène magique, pour offrir au public, venu en nombre, un voyage sensoriel au cœur de la Camargue traditionnelle. Porté par le groupe L’Étoile de l’avenir d’Arles qui a vu le jour en 1906 et organisé par le club taurin, ce spectacle hors du commun a transporté les spectateurs dans l’intimité d’un « papé* » contant à ses petits-enfants les richesses de la vie camarguaise d’antan.
Entre récits, musiques, danses et jeux de lumières, le public a vécu une immersion émotionnelle, rythmée par les saisons et les traditions locales.

Une course de taureaux avec une abrivado (AS)
Un décor vivant, une scène authentique
Au centre de la piste, une cabane de gardian, bordée d’un étang, a servi de décor à une succession de tableaux évocateurs. Danseurs et danseuses en costumes traditionnels ont donné vie à des scènes joyeuses et symboliques : semailles, naissance des poulains avec une roussataïo interprétée par l’éleveur Renaud Vinuesa, le berger Olivier Bouvier et ses moutons, ou encore les chaudes journées d’été dans les champs. Les moissons, les courses de taureaux avec une abrivado de la manade Cayzac, les vendanges et la pêche dans les étangs ont rythmé ce spectacle haut en couleurs.

Une fin en apothéose (AS)
La danse provençale, entre tradition et modernité
Une troupe d’une quarantaine de danseurs a mis à l’honneur les traditions locales à travers des chorégraphies emblématiques : la danse des cordelles, symbole du tournesol, la danse des métiers avec les fileuses, ou encore la danse de la fertilité, célébrant la moisson. Preuve de sa vitalité, la danse folklorique a même osé une touche de modernité avec une chorégraphie traditionnelle revisitée sur une musique pop. Le spectacle s’est achevé en apothéose par un feu d’artifice, salué par une standing ovation du public.
Un hommage vibrant à la culture camarguaise, où tradition et innovation se sont rencontrées sous les étoiles d’Arles.
*Un papé provençal, à ne pas confondre avec notre «papé garrigue» qui arpente les sentiers de Frontignan